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mardi 7 avril 2009
5ème Forum mondial de l’eau : le « droit à l’accès à l’eau potable » attendra encore
L’approche française de gestion de la ressource reposant sur des bassins hydrographiques a séduit au 5ième Forum mondial de l’eau qui s’est achevé le 22 mars à Istanbul sur quelques désaccords entre les participants. Ce vendredi 3 avril, le Club de la Presse Nord - Pas de Calais recevait les représentants de l’agence de l’eau Artois Picardie pour un compte-rendu d’après Forum.
Le passage du principe de « l’eau, un besoin humain » à celui de « l’eau, un droit » ne s’est pas fait cette fois-ci. Il faudra attendre peut-être le 6ème Forum mondial de l’eau en 2012 pour l’organisation duquel les villes de Marseille et de Durban (Afrique du Sud) sont candidates. Une déception pour la dizaine de représentants de la délégation de l’Agence Artois-Picardie à la clôture du 5ème Forum mondial de l’eau qui s’est tenu du 16 au 22 mars à Istanbul, en Turquie.
Jusqu’au dernier moment, l’ensemble de la délégation française a vainement tenté de faire figurer le principe du « droit à l’accès à l’eau potable » dans la déclaration finale. Le désaccord est dû entre autres « à des querelles entre pays sur les conditions de partage de l’eau dans les bassins internationaux », indique André Flajolet, député-maire de Saint-Venant (Pas-de-Calais) et membre du conseil d’administration de l’Agence de l’eau Artois-Picardie. La déclaration finale a d’ailleurs été qualifiée « d’incolore, d’inodore et sans saveur » par un sénateur français présent à Istanbul.

- Jean Schepman, Paul Raoult et Andre Flajolet membres du Conseil d’administration de l’AEAP, au coté de Vincent Delobelle, directeur adjoint de l’agence de l’eau
Les intérêts géopolitiques l’auront ainsi emporté sur la situation d’urgence liée à l’inégal accès à l’eau potable. « Toutes les dix sept secondes une personne meurt dans le monde pour des problèmes liés à l’eau », explique Paul Raoult, sénateur-maire du Quesnoy et vice-président du conseil d’administration de l’Agence de l’eau Artois-Picardie.
Mais la délégation française n’est pas rentrée complètement déçue. Selon les représentants de l’Agence de l’eau Artois-Picardie, "le modèle français de la gestion de l’eau a été salué par bien des participants au forum d’Istanbul." En effet, dans l’Hexagone, cette gestion est organisée autour de six bassins hydrographiques limités par des lignes de partage des eaux. Chaque bassin lui-même est administré par un comité de bassin composé d’élus, d’usagers, de différentes organisations et par une agence de l’eau, l’organe exécutif de gestion sous tutelle de l’Etat mais « autonome ».
Bonaventure Djamie
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