Le Syndicat national des journalistes (SNJ) en Algérie a exprimé ses « inquiétudes », dimanche 17 avril, deux jours après le discours du président Abdelaziz Bouteflika qui a promis une révision du code de l’information et la dépénalisation du délit de presse. « Le discours prononcé vendredi 15 avril 2011 par le président Abdelaziz Bouteflika est autant décevant qu’il autorise de légitimes inquiétudes et interrogations quant aux intentions du pouvoir par rapport à la presse, à la liberté de la presse et au rôle et au rang du journaliste algérien à travers la révision annoncée de la loi sur l’information », observe le SNJ. Selon lui, c’est la non-application de la loi de 1990, acte fondateur de la liberté de la presse, qui a engendré la « situation d’anarchie et de décadence qui frappe la presse algérienne ces dix dernières années ».
Le syndicat s’inquiète aussi de la suggestion par le chef de l’Etat d’instaurer, dans le cadre de la loi, une charte d’éthique. « Ce n’est plus une charte de déontologie mais une loi, appelant donc sanctions judiciaires en cas d’infraction, soit exactement tout le contraire de l’objectif dévolu à une charte », craint le SNJ.