Président de l’Association algérienne de lutte ontre la corruption, chroniqueur au Soir d’Algérie, Djilali Hadjadj a été arrêté le 5 septembre et a comparu le 7 devant un tribunal qui lui a signifié qu’il avait auparavant été condamné par contumace à trois ans de prison. Il est incarcéré au pénitencier de Serkadji, à Alger, alors que ses proches assurent qu’il n’a jamais reçu la moindre convocation de la justice.
On lui reproche la production de trois certificats médicaux justifiant des arrêts de travail lorsqu’il exerçait la profession de médecin. Jim Boumelha, président de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), n’hésite pas à établir un parallèle avec l’affaire Benchicou, du nom de l’ancien directeur du Matin emprisonné durant deux ans. « Il est connu pour ses intestigations rigoureuses, affirme le président de la FIJ. Son arrestation vise le faire taire et à susciter des réflexes d’autocensure chez ses confrères ». Reporters sans frontières, Amnesty Internationale et Transparency International ont aussi exprimé de vigoureuses protestations.
Auteur de plusieurs livres, Djilali Hadjadj vient de contribuer à l’ouvrage collectif dirigé par Mohammed Benchicou, Notre ami Bouteflika.
(Source L’humanité)