La rédactrice en chef de l’hebdo nordiste rejoint La Vie, à Paris.
Véronique ne se souvient plus s’il a « draché » quand elle a quitté Albi et le Tarn Libre pour rejoindre le Nord-Pas de Calais, en novembre 2006. En tout cas, il faisait beau, ce 27 septembre 2011, au Club de la Presse, quand collègues et amis lui ont dit au revoir.
Des cinq années qu’elle vient de passer à la tête de la rédaction de la Croix du Nord, un « quinquennat », elle ne conserve que de bons souvenirs, « une expérience professionnelle féconde », écrit-elle dans une « carte blanche » de la Croix du Nord (23 septembre), se tenant aux 5300 signes qu’elle imposait à tous les contributeurs de cette rubrique.
Véronique Durand quitte l’hebdomadaire régional chrétien, dont le siège est à Lille, pour prendre le poste de secrétaire général de la rédaction du mensuel La Vie, à Paris, qui compte une quarantaine de journalistes. Elle a contribué à la nouvelle formule de la Croix du Nord, en 2007. Un « accouchement », dit-elle. Autre événement : la célébration, en 2008, des quarante ans de la formule hebdomadaire du journal, fêtée à l’université catholique de Lille en 2008. A La Vie, elle accompagnera aussi certaines mutations à venir, qu’elle viendra peut-être présenter, le temps venu, au Club.

- Véronique Durand au Club de la Presse, entourée de son équipe à La Croix du Nord, de Mathieu Hébert, président du Club, de Faouzia Allienne, déléguée générale et d’adhérents du Club de la presse, avant son départ, le 27 septembre.
Femme de convictions, Véronique Durand, adhérente du Club de la Presse, milite pour que vive une diversité de la presse. « Je n’avais pas conscience qu’il existait autant de titres dans la région. C’est à préserver », remarque cette grande lectrice, habituée à feuilleter la Voix du Nord et Nord éclair comme Liberté Hebdo.
Ses collègues apprécient son énergie, son « souffle bienfaisant », résume la journaliste Anne-Sophie Hourdeaux, qui couvre notamment l’actualité des diocèses. Marcel Lefebvre, en charge de la publicité et des partenariats, a en mémoire un autre trait de caractère de Véronique Durand, celle d’une journaliste attachée à l’indépendance rédactionnelle du titre. Elle ne fuit pas les annonceurs et les communicants, mais tient à ce que chacun garde son rôle, quitte à renvoyer les agences de communication vers les commerciaux de l’hebdo plutôt qu’accepter « de la publicité déguisée ». « Dans cette région où l’engagement a une valeur particulière, le maintien d’une presse plurielle et encore indépendante se joue aussi dans l’engagement des annonceurs à nos côtés », affirme Véronique Durand.
A l’occasion de son départ, la journaliste a reçu plusieurs messages de sympathie qui lui sont allés droit au cœur, venus de tel prêtre, de telle ancienne du journal… A notre tour de lui souhaiter bon vent. Et à bientôt.
MH