La mort de Rafik Tagui, 61 ans, poignardé en pleine rue le 19 novembre à Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan, a suscité une vive émotion parmi les défenseurs des droits de l’homme du pays, rapporte Le Monde (2 décembre). Le journaliste, qui était aussi écrivain, avait écrit de nombreux articles sur le fanatisme islamiste et le manque de libertés civiles dans ce petit pays du Caucase. Sa famille a porté plainte. Reporters sans frontières (RSF) a condamné ce meurtre, tout comme le ministère français des Affaires étrangères, l’ambassadeur des Etats-Unis à Bakou, et la représentante pour la liberté des médias auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). L’OSCE, à laquelle appartient l’Azerbaïdjan, a fait de la sécurité physique des journalistes l’un des thèmes de sa conférence ministérielle, les 6 et 7 décembre, précise encore Le Monde.