Maikel Nabil, qui avait critiqué l’armée sur Facebook, a été condamné par une cour militaire égyptienne du Caire à trois ans de prison, dimanche 10 avril. Les blogueurs égyptiens ont été à de multiples reprises visés par des mesures répressives ces dernières années. Mais ce jugement est le premier du genre depuis que le pays est dirigé par un collège de généraux suite à la chute du président Hosni Moubarak.
Dans une analyse publiée début mars, le blogueur recense les exactions commises par les militaires pendant le soulèvement égyptien, le tout accompagné de dates, de photos et de témoignages.
L’organisation Reporters sans frontières (RSF) s’est dite « profondément choquée » par cette condamnation qui fait selon elle du blogueur « le premier prisonnier d’opinion en Egypte depuis la révolution ». « Les méthodes utilisées par les autorités militaires égyptiennes ne semblent pas avoir évolué depuis la chute d’Hosni Moubarak. Elles montrent à quel point l’armée, sujet toujours tabou dans le pays, reste hermétique à la critique », affirme RSF, qui réclame la libération du jeune homme de 26 ans.
Sources : Agence France-Presse, Reporters sans Frontières, Le Monde