« Prise d’otages », « le mouvement s’essouffle », « lutte corporatrice »… Le traitement par les médias de la lutte des intermittents laisse parfois un goût amer aux premiers intéressés. Selon eux, la presse quotidienne régionale, en rendant compte de leurs actions, a joué le jeu. Mais ils tiquent sur certains articles du « Monde », jugés « très injustes sur la cause des intermittents » ou sur « une vision très réductrice de certaines dépêches AFP ». Leurs plus grands reproches restent pour la télévision, « média réducteur », juge Annie Leuridan. Grand employeur d’intermittents, directement ou par l’intermédiaire de sociétés de production, l’audiovisuel compte également de nombreux abus, qui dévoient les principes de l’intermittence. Il n’est pas rare que des journalistes, voire des secrétaires, se voient proposer des contrats d’intermittence, au lieu d’un contrat salarié « classique », qui leur revient de droit.
L. F.