<p>La loi sur l’eau de 1964 a créé six bassins hydrographiques dans lesquels six agences de l’eau, établissements publics de l’Etat sous tutelle du Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable et sous celle du Ministère chargé des finances agissent pour concilier gestion de l’eau et développement économique dans le respect de l’environnement.</p>

 
 
 

Les derniers articles parus dans la rubrique   Liberté de la presse
  Edith Bouvier et William Daniels de retour en France
  Journaux du Midi : le Club de la presse Languedoc-Roussillon soutient les journalistes menacés de licenciement (14 octobre 2011)
  Elles changent l’Inde : 100 photos pour la liberté de la presse
  Une victoire pour Denis Robert et le journalisme
  La Maison des journalistes menacée

Voir l'agenda complet

Prochainement
au Club :


vendredi 25 mai 2012 à 11h00 au Club :
Conférence de presse du Conseil Général du Pas-de-Calais pour présenter le Midsummer Festival

 
mercredi 30 mai 2012 à 11h00 au Club :
Débat d’actualité : « A quoi sert la commission de la carte des journalistes ? »

 
vendredi 1er juin 2012 à 12h00 à Wavrin :
visite de l’usine d’eau potable, présentation de l’entreprise et échange avec Jean-Christophe Didio, PDG des Eaux du Nord

 
mardi 5 juin 2012 à 11h00 au Club :
Conférence de presse de la Banque Populaire pour présenter les Oscars de l’initiative 2012

 
mercredi 6 juin 2012 à 11h00 au Club :
Conférence de presse sur l’actualité présente et à venir du LaM

 

Voir l'agenda complet
 

La Vie du Club


Exposition « Le Nord-Pas de Calais vu par ses photographes : Les journalistes au travail, hier, aujourd’hui... demain ? »

Photojournalistes, exposez votre travail en participant à l’exposition du Club de la Presse « Le Nord-Pas de Calais vu par ses photographes : Les journalistes au travail, hier, aujourd’hui... demain ? »

Lire la suite


Journée d’information « communiquer avec les médias »

Les prochaines journées d’information auront lieu jeudi 7 juin au Club de la presse

Lire la suite


 
 

L'actu croquée par LoK

Voir le diaporama


Rejoignez le Club sur Facebook



 

Les flux RSS



L'application Ipad
du Club de la presse


 



vendredi 3 décembre 2010

Journalistes en zone de conflits : quels dangers pour quels enjeux ?

Partager

Il y avait tout juste onze mois, ce lundi 29 novembre, qu’Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, ainsi que leurs trois collaborateurs Mohamed, Ghulan et Satar, ont été enlevés en Afghanistan. Ce jour-là, pour continuer de penser à eux, les étudiants de l’Institut des stratégies et des techniques de communication (ISTC) de Lille avaient organisé une conférence-débat, « Journalistes en zone de conflits : quels dangers pour quels enjeux ? », en présence de deux ex-otages journalistes.

C’est Mathieu Hébert, journaliste à Liberté Hebdo et administrateur du Club de la presse, qui animait le débat dans l’amphithéâtre Noël Copin de l’ISTC où étaient invités trois grands reporters, Jean-Louis Normandin, ex-otage au Liban en 1986, Jean-Paul Ney, ex-otage en Côte d’Ivoire en 2009, Éric Dussart (Voix du Nord), ainsi que Philippe Allienne, journaliste et président du Club, Patricia Philibert, porte-parole du Comité de soutien à Hervé et Stéphane, et Roger Lecointe, cousin germain de la maman d’Hervé.

JPEG - 107.5 ko
(de gauche à droite) Eric Dussart, Jean-Paul Ney et Jean-Louis Normandin.

Il convient d’abord de rappeler qu’il arrive malheureusement que certains journalistes otages meurent, comme Daniel Pearl (USA), décapité au Pakistan en 2002, comme Enzo Baldoni (Italie), exécuté en Irak en 2004, comme Brice Fleutiaux (France), emprisonné en Tchétchénie, qui se suicide après son retour en 2001. D’autres disparaissent sans que leur famille ne connaisse la vérité sur leur sort, comme Guy-André Kieffer en Côte-d’Ivoire en 2004 et Fred Nérac en Irak en 2003.

Quel sort pour les fixeurs ?

JPEG - 34.6 ko
Jean-Louis Normandin, ex-otage au Liban en 1986

Enlevé le 8 mars 1986 au Liban avec trois collègues d’Antenne 2, Philippe Rochot, Georges Hansen et Aurel Cornea, Jean-Louis Normandin a été détenu pendant 628 jours dans des «  conditions révoltantes », où son univers se limite à une chaîne et quatre murs. Ils étaient venus filmer une manifestation du Hezbollah au Liban. Ils succédaient tragiquement aux enlèvements un an plus tôt à Beyrouth des deux diplomates Marcel Fontaine et Marcel Carton, du journaliste Jean-Paul Kauffmann et du chercheur Michel Seurat (qui devait mourir en captivité). C’est après sa libération que Jean-Louis Normandin apprend la mort de Coluche et la catastrophe de Tchernobyl. S’il a continué à travailler à France 2, il est aussi le président d’Otages du monde, qui entend sensibiliser le public à la situation des prises d’otages et aider les otages libérés et leurs familles.

JPEG - 29.8 ko
Jean-Paul Ney, ex-otage en Côte d’Ivoire en 2009

Spécialisé quant à lui dans les questions militaires et géostratégiques, Jean-Paul Ney a été enlevé et emprisonné à Abidjan le 27 décembre 2007, accusé de participer à un putsch contre Laurent Gbagbo, président ivoirien, alors qu’il couvrait pour l’agence Gamma le probable retour de la rébellion sur la capitale ivoirienne. Expliquant avoir passé « 497 jours enchaîné devant un mur », il affirme avoir été l’objet de «  pressions physiques, pour ne pas dire de tortures ». Pour lui, les otages ne sont que « de simples pions  » dans les stratégies géopolitiques internationales, allant jusqu’à évoquer leur « valeur marchande ». Ancien de Canal + et de iTélé, il couvre aujourd’hui en indépendant les terrains de conflits au Moyen-Orient, en Afrique et enseigne la photographie de reportage, le grand reportage à l’École supérieure de journalisme de Paris où il forme les futurs correspondants de guerre. Jean-Paul Ney et Jean-Louis Normandin plaident d’ailleurs pour que les étudiants en journalisme soient formés au grand reportage en zone de risque.

Pour sa part grand reporter à la Voix du Nord, Éric Dussart a couvert la Bosnie, le Kosovo, Haïti… Il se félicite de n’avoir jamais été otage et rappelle néanmoins que « les zones à risques ne sont pas seulement les zones de guerre ». Il est régulièrement sollicité pour évoquer les conditions difficiles de son métier.

Arrivent les questions venues des gradins. Elles sont variées et plutôt pertinentes. Quid des « fixeurs », ou collaborateurs, des deux journalistes ? Quel sera leur sort après leur libération ? Comment tenir quand on est en détention pendant si longtemps ? Pense-t-on s’évader ? Comment se déroulera le retour et la réinsertion de Ghesquière et Taponier ?

JPEG - 37.4 ko
Mathieu Hébert, journaliste à Liberté Hebdo et administrateur du Club de la presse au coté de Philippe Allienne, journaliste et Président du Club de la presse

C’est Patricia Philibert, porte-parole du Comité de soutien, qui évoque en premier les trois accompagnateurs des deux journalistes français, Mohamed, Gulan et Satar. « Il ne faut pas les oublier, s’inquiète-t-elle après avoir noté avec émotion qu’il y a onze mois, jour pour jour, ce 29 novembre, que les cinq hommes ont été enlevés. « D’autant qu’ils seront considérés comme des traîtres par les talibans, eux et leurs familles, après leur libération, souligne Roger Lecointe, petit cousin d’Hervé Ghesquière, s’ils n’obtiennent pas un visa pour la France ». Personne ne semble apprécier le terme « fixeur » autour de la table. Un vocable que l’on utilise aussi dans les reportages sur les banlieues et les quartiers aujourd’hui. Jean-Paul Ney rappelle que ces « fixeurs » sont à 90% des journalistes locaux que, pour sa part, il rémunère lui-même sur sa note de frais, « ils déblaient le terrain, parlent la langue et les dialectes, et ils ont un minimum de contacts ». « Au Club de la presse, précise Philippe Allienne, nous préférons employer le terme de « collaborateurs », même s’ils ne bénéficient malheureusement d’aucun statut actuellement dans les journaux français ».

Qu’on leur fiche la paix !

« On nous dit, indique Jean-Paul Ney, qu’il est à 150% sûr que les journalistes otages sont vivants, qu’ils seraient en bonne santé, pourtant la dernière preuve de vie dont nous disposons est la vidéo tournée par les ravisseurs et diffusée le 12 avril sur France 3 ». Et Jean-Louis Normandin de revenir sur l’historique du dossier des otages qui avait mal démarré : les directives des autorités en début d’année appelant à la discrétion, les petites phrases assassines de Claude Guéant, du général Georgelin, du président Sarkozy lui-même (« imprudence coupable », « irresponsables », « ils coûtent cher à la nation »…), les premiers rassemblements de soutien début mars « aux journalistes de France télévisions otages en Afghanistan », et puis la divulgation par les médias de leur identité et de leurs photos.

JPEG - 29 ko
Éric Dussart de la Voix du Nord

Quand on est journaliste en zone de conflit, le danger est permanent. «  L’instinct est fondamental, confie Jean-Louis Normandin, il faut toujours réévaluer le danger, savoir interpréter les hésitations de son « fixeur » et ne pas céder aux pressions de sa rédaction  ». En détention, comment fait-on pour tenir ? « J’essayais de me déconnecter le cerveau, répond Jean-Paul Ney, de m’interdire toute émotion  ». « Le plus difficile est de tenter de sauvegarder sa santé mentale, ajoute Normandin, il faut réussir à enfouir tous ses sentiments et ses souvenirs pour pouvoir survivre ». Les deux ex-otages sont d’accord pour affirmer qu’avoir vent de la mobilisation en France redonne confiance et courage pendant des jours, voire des semaines. Quant à l’idée de s’évader, c’est «  trop compliqué, voire suicidaire, rétorque Normandin, mieux vaut éviter de risquer d’être exécuté ».

Roger Lecointe raconte que sa cousine, la maman d’Hervé Ghesquière, qui est malade, lui dit souvent qu’elle aimerait que son fils revienne comme avant. Il est alors obligé de lui répondre : « N’y pense plus, il ne reviendra pas “comme avant“, il ne sera jamais plus comme avant… ». Jean-Louis Normandin évoque la prise en charge des otages à leur retour. « Avant tout, un long débriefing avec les militaires, puis soutien et suivi psychologique. C’est le cadre normal  ». Évoquant la petite phrase, chargée de menaces, prononcée en février par le président Sarkozy (« Ils devront rendre des comptes  »), Philippe Allienne apporte une conclusion en déclarant : «  Je formule ici un souhait, c’est que, à leur retour, on leur fiche la paix. J’espère que, si on leur demande des comptes, la profession et toutes les organisations qui les soutiennent actuellement sauront intervenir fermement pour dénoncer cela ! ».

Texte et photos : G.R.

Lire l’édito :
Hervé et Stéphane, otages en Afghanistan
Près d’un an et de nombreuses questions

JPEG - 59 ko

Il y a 3 commentaires à cet article.

Répondre à cet article


Journalistes en zone de conflits : quels dangers pour quels enjeux ?
8 décembre 2010, par Solène   [retour au début des forums]

Je tenais à vous remercier pour votre article qui est très complet et intéressant. Nous serions très contents de pouvoir être présents en décembre pour un autre évènement de soutien.

Solène Villers, ISTC



Journalistes en zone de conflits : quels dangers pour quels enjeux ?
13 janvier 2011, par Eric  

Jean-Paul NEY n’a jamais été un otage, il n’a pas été enlevé mais arrêté par les autorités ivoiriennes pour avoir participé à une tentative de coups d’état. Rien à voir avec le journalisme, d’ailleurs, pas une seule rédaction ne l’a soutenu, et RSF se rendant compte des faits reprochés, le lacha également. Ce monsieur n’a rien a faire auprès de véritables correspondants illégalement détenu lors de l’exercice de leur profession.


Journalistes en zone de conflits : quels dangers pour quels enjeux ?
23 février 2011, par administrateur  

"Enlevé" ou arrêté". L’actualité récente, en Egypte, a montré que, s’agissant d’Etats ou de pouvoirs non démocratiques, ce que l’on appelle ici une arrestation peut s’assimiler ailleurs à un enlèvement. Suivent tortures et, parfois, assassinat. Nous avons tous en tête la disparition de Guy-André Kieffer et la mort de Jean Hélène, en Côte d’Ivoire. On sait aussi que ces pouvoirs ont toujours tôt fait d’accuser les journalistes d’espions ou d’agents au service d’une puissance extérieure.
Pour le reste, que l’on accuse Jean-Paul Ney d’avoir participé à une "tentative de coup d’état" est une chose. Mais quels sont les faits précis ? Comment et sur quoi, précisément, sont-ils étayés ? RSF ne l’a pas soutenu. Est-ce un argument ? A l’époque, Robert Ménard était à la tête de cette organisation. Lui non plus n’a pas toujours très bonne presse. Les journalistes algériens, qui auraient eu besoin de son soutien dans les années 90, en gardent un cuisant souvenir, eux qu’il traitait alors d’agents du pouvoir. JP Ney a été libéré et la Côte d’Ivoire n’a semble-t-il pas demandé de comptes.

 

La Vie des médias en bref


# Manifestation devant le siège de La Voix (23 mai 2012)

# PQR – Trois syndicats de La Voix appellent à un rassemblement et des arrêts de travail le 22 mai (18 mai 2012)

# Elections à la commission de la carte : les journalistes votent jusqu’au 15 mai

# Documentaire – Plus de 200.000 entrées pour « les Nouveaux chiens de garde » (30 avril)

# Ecoles : nouveau plan d’économies à l’ESJ Lille (30 avril )

# Les journalistes pigistes à l’étude… (23 avril 2012)



Connexion mot de passe oublié ?     Inscription

 
Voir l'agenda complet

Aujourd'hui
dans la région

jeudi 24 mai 2012






 
Voir l'agenda complet
 
 

Les journalistes publient...

S’installer à Lille... avec Gaëtane Deljurie
Virginie Carton : Des amours dérisoires
Un air de jours et d’écume...

Michel Butor de retour à Mons-en-Baroeul

Lire la suite...
 
 
 
 
 
 
Les Partenaires du Club
 
 

Les offres d'emplois

Journalistes

Communicants

 
 

Les derniers commentaires

Michel Butor de retour à Mons-en-Baroeul (18 mai à 09h08)
Haydée Sabéran (Libé) raconte les migrants de Calais (2 mai à 14h37)
France 3 Côte d'Opale : les salariés dénoncent la fermeture estivale (19 avril 2012) (19 avril à 21h15)
Radios locales : inquiétantes perturbations sur les ondes du réseau EPRA (12 avril à 08h21)
RTL m'a flingué ! (10 avril à 09h55)
FORUM - 20 ans après, ou presque, la chasse à l'homme a repris (21 mars à 14h46)
Un pillage médiatique en règle (20 mars à 18h08)
 
 

Les éditos

Un pillage médiatique en règle
Souffrance au travail : Journalistes fatigués, stressés et pas toujours respectés
Bienvenue au festival SCOOP Grand Lille !
Le photojournalisme s'accroche… pour témoigner avant tout
Le goût du terrain
NON ! Monsieur le ministre
 
 
Les archives
 
 

<p>NordNet vous propose ses offres de connexion internet pour les particulier et les entreprises et toutes les informations sur le Nord de la France</p>

<p>Le site de la communauté urbaine de Lille : Lille Métropole Communauté Urbaine (LMCU)</p>
<p>Le site Web du conseil général du Pas-de-Calais</p>
<p>Le site Web du conseil régional Nord - Pas de Calais</p>

Club de la presse Nord - Pas de Calais ; 17 rue de Courtrai 59000 Lille ; Contact