Jeudi dernier, vers 15h, le tribunal de commerce de Paris rend son verdict : le groupe Fermoba Diffus, qui était placé en redressement judiciaire depuis le 29 novembre 2009, est repris par l’industriel Ivan Bruno-Petit via sa société financière FDLB ( Financière de la Barse) qui détient également le groupe Simpa.
Le groupe Fermoba Diffus qui est spécialisé dans la fabrication, la distribution, la vente et la pose de menuiseries PVC se compose de trois sociétés (Fermoba Industries, Fermoba Est Industries et Fermoba Nord Industries) immatriculées au registre du commerce de Paris. La crise économique ainsi « qu’une mauvaise organisation » ont eu raison de cette entreprise qui enregistrait, cette année, une chute de 40% du chiffre d’affaires, passant de 58 millions d’euros en 2008 à 34 millions en 2009. En reprenant le groupe Fermoba Diffus, les business plans prévoient pour les deux groupes un chiffre d’affaires avoisinant les 120 millions d’euros dont 50 millions viendraient du groupe Fermoba Diffus qui retrouverait, à quelques millions près, le chiffre d’affaires necessaire à son bon fonctionnement

- Ivan Bruno-Petit, PDG des groupes Fermoba Diffus et Simpa
Les raisons de cette reprise.
« La complémentarité, c’est l’une des motivations qui a actionné cette reprise », déclare le PDG des deux entreprises car, en effet, « le groupe Simpa se positionne sur le marché des grandes surfaces et des professionnels tandis que le groupe Fermoba Diffus est exclusivement basé sur les particuliers ».
Ivan Bruno-Petit explique également qu’il n’aurait pas entrepris de reprise s’il n’avait pas réussi à trouver, au sein de Fermoba, quatre patrons « dignes de ce nom » car il ne désire pas une fusion des deux groupes, qui selon lui ont une culture qui leur est propre, mais plutôt créer un pôle menuiserie en utilisant les forces communes.
Animé également par ce qu’il estime être un « devoir humain », l’industriel n’en est pas à sa première reprise. En 2005, après avoir dirigé la société Simpa durant près de quinze ans, M. Bruno-Petit la revend au fonds d’investissement Perfectis mais, en 2007, la société étant au bord de la cessation de paiement, les représentants du groupe le sollicitent afin de retrouver une certaine stabilité. Mission accomplie pour l’industriel qui déclare que « l’entreprise est aujourd’hui sauvée et est redevenue une entreprise normale, espérons que cela se reproduira de nouveau pour les salariés ».
Et les hommes dans tout ça
Pour ce qui est des deux usines de production de Fermoba, l’une située à Petit-Réderching (Moselle) et l’autre à Annezin, le repreneur a annoncé qu’il n’était « pas question de les fermer mais par contre de réduire les effectifs de 20%, c’est-à-dire de passer de 577 salariés à 442 ». L’usine de Petit-Réderching, de la société Fermoba Est Industries, est la plus touchée par cette suppression de postes car 50% des effectifs seront supprimés afin de passer de 137 salariés à seulement 68. La société Fermoba Nord Industries, de l’usine d’Annezin, enregistre 26 licenciements sur 87 salariés et 41 autres licenciements sont prévus concernant les différents points de ventes de la métropole. Point positif, Monsieur Bruno-Petit a annoncé le recrutement de 80 vendeurs dès cette année et de quarante autres en 2011 et 2012.
F.C
