Jacques Rivière, délégué CGT de France 3 Paris Ile-de-France, est convoqué le 4 novembre à 11 heures devant la direction du groupe public pour un entretien préalable à sanction disciplinaire, pouvant aller jusqu’au licenciement. Pour signifier son opposition à cette convocation, la CGT de France Télévisions a déposé un préavis de grève nationale de 59 minutes.
Selon la direction de France 3, le 20 octobre dernier, jour de grève contre la réforme des retraites, Jacques Rivière aurait « tenté d’interdire le plateau aux salariés », « agressé physiquement le cadre de direction de l’antenne » et « proféré des menaces verbales ». D’après le syndicat, le délégué CGT se serait vu refuser, par le délégué régional de l’antenne de proximité, l’accès au plateau pour vérifier si les modalités du droit de grève étaient respectées. Toujours selon la CGT, il aurait reçu "un violent coup de pied sur le tibia" avant d’être poussé par le délégué régional. Une plainte a été déposée par la CGT.
Pour appuyer ses dires, la CGT avance les témoignages de salariés présents ce matin-là sur les lieux. « Nous ne tolérerons pas ces atteintes aux droits syndicaux », dit Jean-François Téaldi, secrétaire général du SNJ-CGT de France Télévisions qui demande la mise à pied à titre conservatoire du délégué régional, des excuses publiques et un démenti de la direction de France 3. Une pétition de soutien est en ligne.