jeudi 6 décembre 2007
Le Club de la presse fait une escale enrichissante à Calais
A l’invitation du Club de la presse Nord-Pas de Calais, une quinzaine de journalistes et de communicants se sont rencontrés dans les locaux de Radio 6, le 29 novembre, à Calais. A l’image de ce qui avait déjà été fait à Aulnoye-Aymeries (lire l’article), cette initiative prend place dans les actions « hors les murs » du Club de la presse.
(photos : Philippe Armand)
Café, croissants et petits pains au chocolat : l’équipe de Radio 6, dirigée par Eric Lannoy, avait bien fait les choses ce jeudi 29 novembre, à Calais, pour accueillir la rencontre « hors les murs » organisée par le Club de la presse Nord-Pas de Calais, représenté par Marc Dubois, vice-président, et Philippe Armand, administrateur (collège communicants). Tous deux ont eu une pensée amicale pour Thierry Butzbach, journaliste et administrateur du Club, résidant depuis peu sur le Littoral. Impliqué dans la préparation de cet échange confraternel, il n’a pu y participer. Il a en effet été hospitalisé après un accident survenu en reportage, quelques jours plus tôt.

Dans des locaux fraîchement refaits à neuf et encore en travaux pour une part, la salle de réunion semblait tout juste prévue pour accueillir les quinze participants – 9 journalistes et 6 communicants – à cette réunion décentralisée, de « proximité » comme diraient nos confrères de la radio calaisienne, qui surfe sur les ondes du Littoral (lire l’encadré). Les journalistes étaient représentés par Frédéric Collier, photographe indépendant, Jean-Marc Szuba, journaliste à La Voix du Nord (bureau de Saint-Omer) et président de l’Association des journalistes professionnels du Pas-de-Calais (AJP 62), Daniel Leau, du mensuel satirique et d’enquêtes Mon Œil, Emmanuel Bouin, Jocelyn Mota et Marie-Noëlle Cuevas, de la rédaction de Radio 6, Daouda Coulibaly, de Radio Rencontre (Dunkerque) et Hervé Morcrette, de La Gazette Nord-Pas de Calais.

Du côté des communicants, La Poste était venue « en force », avec Sylviane Peltier, attachée de presse « grand public » pour le Nord-Pas de Calais et animatrice de l’association Com’62, Laurent Legendre, directeur de la communication « grand public » pour le Pas-de-Calais, et Isabelle Bertin, nouvelle venue dans cette direction. Le tour de table était complété par Bernard Barron, ancien journaliste à Nord Littoral et aujourd’hui attaché de presse au cabinet du député-maire de Calais et Guy Levifve, chargé de communication et des relations presse du Parc naturel régional des caps et marais d’Opale.
Une forte concurrence locale
Comme la première édition, qui s’était tenue dans les studios de Radio Canal Sambre Avesnois à Aulnoye-Aymeries un an plus tôt (lire l’article), cette réunion calaisienne était l’occasion de présenter les activités et les objectifs du Club de la presse, association de journalistes et de communicants qui ambitionne d’être un lieu de rencontre et de débats au service de ces professions. Elle a aussi permis d’échanger sur les expériences professionnelles des uns et des autres. Ainsi a-t-on pu découvrir la singularité du monde médiatique calaisien. Exemple : la diffusion de l’édition locale du quotidien régional La Voix du Nord recule, tandis que celle du quotidien local Nord Littoral (appartenant tous deux au groupe Voix du Nord) progresse. Il faut apparemment y voir le résultat, pour ce dernier titre, d’un choix délibéré de proximité (et parfois « limite », selon certains). Ces deux quotidiens côtoient une presse territoriale fournie et, du côté des radios, des bureaux locaux d’antennes nationales, ainsi que Radio 6. Ce contexte très – voire trop « concurrentiel » – pèse parfois dans les relations qu’entretiennent les uns et les autres, même s’il n’empêche pas « les bons rapports individuels » entre confrères.

Cette rencontre a par ailleurs été l’occasion pour Daniel Leau d’annoncer la reparution prochaine du mensuel Mon Œil, en sommeil depuis quelques mois. Autres annonces : Radio 6 investit pour étendre encore son audience dans la zone ; Calais s’apprête à inaugurer sa nouvelle Poste mais aussi, l’an prochain, son stade de football et la Cité internationale de la dentelle (fin 2008). L’ouverture de cette dernière est annoncée comme un événement d’ampleur nationale et internationale, souligne Bernard Barron.
La réunion, les discussions en aparté autour d’un verre, puis à la table d’un restaurant voisin ont été l’occasion – particulièrement appréciable – de faire plus ample connaissance, d’envisager sur le secteur une initiative du Club de la presse dans les mois à venir. Sans aucun doute, il existe des disponibilités et il y a « du grain à moudre » sur le Littoral.
M. D.
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Radio 6, en position de leader sur la Côte d’Opale
Lancée sous forme associative à Calais il y a 24 ans (elle fêtera son quart de siècle en 2008), Radio 6 (www.radio6.net) est « une radio généraliste adulte de proximité », gérée sous forme de SARL depuis 1992, rappelle Eric Lannoy, fondateur et directeur de la station. Celle-ci emploie une trentaine de personnes, dont cinq journalistes, qui travaillent en liaison avec huit correspondants. La direction d’antenne est assurée par Stéphane Lecarrié. Inscrite dans la catégorie B, affiliée au GIE « Les Indépendants de la Radio » (www.lesindependants.com), elle dispose d’un budget de 1,5 million d’euros, « financé uniquement par la pub ».
Radio 6 émet sur Calais (100.4), Boulogne (92), Hesdin (90.6) et diffuse « jusqu’aux portes d’Abbeville ». Surtout, elle occupe « une position de leader » sur la Côte d’Opale, avec une audience de 38 % sur l’agglomération calaisienne. Ce qu’Emmanuel Bouin et Jocelyn Mota, journalistes, expliquent en particulier par le choix de l’info de proximité, avec plusieurs rendez-vous quotidiens. « C’est notre force, même si ce choix est gourmand en hommes », commentent-ils.
Radio 6 investit, agrandit ses locaux, s’apprête à ouvrir un studio à Boulogne et à assurer bientôt deux « matinales » sur Calais et Boulogne. « Nous avons engagé de gros investissements pour devenir une radio régionale et trouver ailleurs les auditeurs que nous risquons de perdre avec l’arrivée du numérique, qui accentuera la concurrence, explique Eric Lannoy. Nos studios sont déjà "full numérique". En pleine phase d’appel à candidatures, nous avons postulé pour des fréquences sur plusieurs villes de la région : Montreuil, Saint-Omer, Dunkerque, Saint-Pol-sur-Ternoise, Lens, Béthune, Arras. »
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