Frédéric Leturque, adjoint au Maire d’Arras et Olivier Henno, Maire de Saint-André, devraient être les candidats du Modem aux prochaines élections régionales de 2010, respectivement tête de liste dans le Pas- de-Calais et dans le Nord. Les militants valideront définitivement ce choix en octobre. « Nous attaquons la campagne des élections régionales avec gourmandise car le jeu politique, national comme régional, est ouvert. », explique Olivier Henno. Leur objectif est de « dépasser largement les 10% ». En 2004 L’UDF avait atteint le score de 8%.
« Nous sommes conscients que notre socle électoral est ce qu’il est », poursuit-il. « Nous sommes dans une vision de développement. Nous devons rassurer notre électorat modéré qui peut être en interrogation par rapport à certains points de notre projet. Mais nous devons aussi conquérir un électorat qui veut du changement. Le capitalisme financier trouble beaucoup l’opinion mais en même tant, nous avons besoin des entrepreneurs pour créer de la richesse. La rénovation de la sociale-démocratie sera au cœur des débats à venir. » Pour cela, le Modem propose un programme qui se veut « iconoclaste »

- Frédéric Leturque, adjoint au Maire d’Arras et Olivier Henno, Maire de Saint-André seront probablement les candidats aux élections régionales pour le Modem
Hyper-Région contre Hyper-Etat
« Nous faisons notre campagne sur un programme régional fort. Nous avons un hyper-président à la tête d’un hyper Etat. Nous voulons y opposer une hyper-région. » Quitte, selon eux, à réduire le nombre d’élus en fusionnant les départements et la Région. « Mais simplifier ne veut pas dire sacrifier », précise Frédéric Leturque. « Il ne faut pas éliminer des élus juste pour faire un coup politique. » Les têtes de liste du parti de François Bayrou pensent que c’est la Région qui doit piloter l’aménagement du territoire, avant les villes ou les départements, tout en prenant en compte que la métropole est la locomotive de cette région.
Parmi les éléments de leur programme abordés lors de cette conférence, la gratuité des transports ferroviaires régionaux et l’attribution des subventions selon un système de bonus/malus.
Concernant la taxe carbone, le Maire de Saint-André affirme qu’elle a été préparée à la va-vite et reste timorée par rapport à ce qu’il est possible de faire. « On dit aux gens ’on vous prend de l’argent mais on vous le rend de suite’ ». Les candidats du Modem estiment que rendre le transport ferroviaire gratuit donnerait du sens à cette taxe : « Elle est juste mais il faut une contrepartie visible pour les Français ». Dans la Région, la taxe carbone devrait rapporter 350 millions d’euros. C’est le coût de financement et de fonctionnement des TER.
Gratuité des transports ferroviaires
Le second point avancé par le Modem est le versement des subventions régionales selon un système de bonus/malus. « Elles pourraient par exemple être définie par rapport à la parité hommes/femmes dans les Conseils d’Administration (d’entreprises ou d’associations) ou par rapport à l’égalité salariale ».
Le reste du programme sera présenté prochainement. Ils promettent des propositions innovantes aussi en matière de santé, d’emploi, de logement...

Concernant d’éventuelles alliances avec d’autres partis, le Modem ne veut fermer aucune porte. « La rénovation de la société est impossible si chacun se renferme sur son parti », explique Olivier Henno. « Mais cette question n’est pas posée qu’au Modem. Si regroupement il y a, il faut un projet commun. D’ici là, nous devons identifier les clivages, les différences, les points communs avec les autres partis. Pour cela nous ferons une campagne projet contre projet », poursuit-il.
Quoiqu’il en soit, le groupe centriste qui siège actuellement au Conseil Régional, regroupant le Nouveau Centre et le Modem, ne devrait plus exister au lendemain des élections de 2010.
SC