Alors que, depuis l’arrestation de Laurent Gbagbo, plus rien ne s’oppose à la fonction présidentielle d’Alassane Ouattara, en Côte d’Ivoire, le SNJ CGT revient sur la disparition de Guy André Kieffer le 16 avril 2004, à Abidjan. A la veille du 7ème anniversaire de la disparition du journaliste français, le syndicat « renouvelle auprès des autorités françaises sa demande d’ouverture d’une enquête sérieuse, quelles que soient les personnes pouvant être inquiétées. »
Dans un communiqué, le SNJ-CGT rappelle que « Guy-André Kieffer, après dix-huit années passées à La Tribune (où il avait été délégué syndical « du SNJ-CGT), avait pris un congé sabbatique pour enquêter sur la filière du cacao à la demande de Laurent Gbagbo, élu président de la République de Côte d’Ivoire en 2000. » .
Cette enquête avait dérangé « ceux qui contrôlaient le marché du cacao dans ce pays, au point que notre confrère avait reçu des menaces de mort à plusieurs reprises. Sans doute avait-il mis au jour des transactions peu reluisantes mettant des personnalités en cause ». « Aujourd’hui, poursuit le communiqué, on sait que l’entourage de Ouattara est très directement impliqué dans le marché du cacao en Côte d’Ivoire ».
Lors de la rencontre organisée au Club de la presse du Nord – Pas de Calais avec le porte-parole du ministère des Affaires Etrangères, M Bernard Valéro, ce dernier a été interpellé par un journaliste : « Aujourd’hui, on a oublié Jean Hélène et Guy-André Kieffer ! » « C’est faux », avait simplement murmuré M Valéro.