Dans un communiqué, le SNJ-CGT dénonce « la tendance lourde du remplacement du travail d’enquête par les simples commentaires de sondages à répétition », ainsi que la « surenchère médiatique autour de la personnalité de la nouvelle présidente du parti d’extrême droite ».
Pour le syndicat, « imposer un traitement médiatique de la politique au travers du seul prisme des sondages » se fait « au mépris de l’information vérifiée, recoupée et mise en perspective ».
Il regrette que « la vie politique intérieure [soit ] subordonnée aux sondages relatifs à l’élection présidentielle (dont on ne connaît encore ni les candidats, ni les programmes) et ignore les élections cantonales, alors même que se joue l’avenir des collectivités territoriales ».
Selon le SNJ-CGT, les responsables sont les directions des grands groupes de presse ou « les journalistes sont invités à courber l’échine et à se plier à des intérêts privés, au risque de multiplier les « liaisons dangereuses » et des proximités aveuglantes ». Le SNJ-CGT incite les journalistes à « refuser toutes les compromissions et toutes les connivences, aux antipodes des principes professionnels »