<p>La loi sur l’eau de 1964 a créé six bassins hydrographiques dans lesquels six agences de l’eau, établissements publics de l’Etat sous tutelle du Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable et sous celle du Ministère chargé des finances agissent pour concilier gestion de l’eau et développement économique dans le respect de l’environnement.</p>

 
 
 

Les derniers articles parus dans la rubrique   Ils l’ont dit au Club
  Festirail 2012 dans un train d’enfer
  « Un accès à tout pour tous »
  « S’unir pour mieux soutenir »
  Embellie au port de Dunkerque
  Les nouveaux horaires de la SNCF présentés au Club de la presse.

Voir l'agenda complet

Prochainement
au Club :


vendredi 25 mai 2012 à 11h00 au Club :
Conférence de presse du Conseil Général du Pas-de-Calais pour présenter le Midsummer Festival

 
mardi 29 mai 2012 à 10h30 au Club :
Débat sur le thème « Quelle politique de logement pour la région ? »

 
mercredi 30 mai 2012 à 11h00 au Club :
Débat d’actualité : « A quoi sert la commission de la carte des journalistes ? »

 
vendredi 1er juin 2012 à 12h00 à Wavrin :
visite de l’usine d’eau potable, présentation de l’entreprise et échange avec Jean-Christophe Didio, PDG des Eaux du Nord
Visite Annulée

 
mercredi 6 juin 2012 à 11h00 au Club :
Conférence de presse sur l’actualité présente et à venir du LaM

 

Voir l'agenda complet
 

La Vie du Club


Exposition « Le Nord-Pas de Calais vu par ses photographes : Les journalistes au travail, hier, aujourd’hui... demain ? »

Photojournalistes, exposez votre travail en participant à l’exposition du Club de la Presse « Le Nord-Pas de Calais vu par ses photographes : Les journalistes au travail, hier, aujourd’hui... demain ? »

Lire la suite


Journée d’information « communiquer avec les médias »

Les prochaines journées d’information auront lieu jeudi 7 juin au Club de la presse

Lire la suite


 
 

L'actu croquée par LoK

Voir le diaporama


Rejoignez le Club sur Facebook



 

Les flux RSS



L'application Ipad
du Club de la presse


 



vendredi 13 octobre 2006

« Moha… le vent des sables », sévère réquisitoire contre les intégrismes - septembre 2006

Partager

À la salle des fêtes de Lille-Fives le 6 octobre, le comédien Karim Tayeb donnera une nouvelle représentation de son spectacle « Moha… Le vent des sables », adapté du « Moha le fou, Moha le sage » de Tahar Ben Jelloun. Il est venu parler de son spectacle aux Lundis du Club, le 25 septembre.

Photo Gérard Rouy

Ils ne sont pas légion, les comédiens qui sont passés par le Club pour venir présenter leur spectacle dans la région. Le dernier en date était Jacques Bonnafé, venu célébrer les œuvres majeures du poète-mineur patoisant de Denain, Jules Mousseron. Quant à lui ancien élève du Conservatoire national de Lille passé par le Théâtre Populaire des Flandres, la Rose des Vents ou le Théâtre de la Métaphore, Karim Tayeb a pris le parti de travailler sur la francophonie du sud. Il est à l’origine de diverses créations dont « La poudre d’intelligence » de Kateb Yacine, et a interprété plusieurs lectures-spectacles, notamment de Mouloud Feraoun, Mohamed Dib, Rachid Mimouni, Leila Sebbar, Assia Djebbar, mais aussi Albert Camus, Jean Pelligri, Albert Memmi, Driss Chraîbi, Tahar Ben Jelloun, Rachid Boudjedra…

Les dédales sombres de l’intolérance

Sur scène, Karim Tayeb incarne Moha, personnage typique des places publiques où la parole est libre. Moha n’arrête pas de parler : « Ahmed mon fils, Rachid ma tendresse... Au nom de Dieu, on vous a ceinturés de dynamite et on vous a tracé un chemin, celui qui mène au paradis... Soixante-dix vierges vous attendent... Ah mes enfants, le paradis si vous saviez... On s’y ennuie pour l’éternité ! On n’a pas besoin de dynamite pour y accéder, alors pourquoi cette ceinture de dynamite ? ». Cette pièce du Théâtre de l’Autre chemine dans les dédales sombres de l’intolérance, de l’intégrisme aveugle et du fantasme religieux obscurantiste. « Pour révéler les vrais enjeux cachés », souligne le comédien, qui ajoute : « J’ai 50 ans bien tassés, j’ai participé au Maroc dans les années 60 au combat que les filles menaient pour pouvoir se mettre en mini-jupe et qui ont gagné. Comment puis-je admettre, quarante ans plus tard en France, de me retrouver confronté au débat sur le foulard ou sur la djellaba, que je croyais résolu ? ».

Pour expliquer pourquoi la pièce est intégralement interprétée en français (à l’exception de chansons, qui sont en arabe), Tayeb explique que « le français est dans l’expérience de l’immigration la langue légitime, alors même qu’elle est à la fois la langue du colonisateur et la langue dans laquelle les écrivains maghrébins ont pensé l’émancipation nationale. Cette question de la langue est au cœur du rapport entre mémoire et identité. En France, il n’y a pas de débat pour la deuxième génération ou la troisième, presque la quatrième, de ces sujets issus de l’immigration, leur premier véhicule de vie, c’est la langue française. Il faut que les gamins d’aujourd’hui l’assument. Cela n’exclut nullement qu’à l’intérieur des familles, pour garder le contact avec la mère ou le père qu’on a été chercher dans le bled pour venir travailler ici, d’utiliser la langue d’origine ».

« Ce n’est pas religieux, c’est politique »

JPEG - 45.7 ko
Photo Jean-Charles Cuvelier

A Berlin en début de semaine, la directrice du Deutsche Oper a décidé de déprogrammer les représentations d’un opéra de Mozart parce la mise en scène prévoyait de montrer les têtes tranchées de Poséidon, Jésus, Bouddha et Mahomet. Ce qui risquait d’ « outrager » les musulmans ! Que pense Karim Tayeb de cette affaire ? « C’est inacceptable. Pour ma part, je rêve depuis belle lurette de monter en scène un spectacle où trois comédiens joueraient respectivement Mahomet, Jésus et Moïse. Eh bien, c’est impossible, j’aimerais qu’on m’explique pourquoi ! On ne peut pas donner forme humaine à Mahomet, ni faire figurer sa voix. C’était pourtant un être humain, oui ou non ? L’islam a un très sérieux nettoyage culturel et idéologique à faire. Je ne me reconnais absolument pas là-dedans, je viens pourtant de cette culture que je ne renie pas dans son ensemble, mais je pense que la religion est une affaire individuelle. Tout ça n’est absolument pas religieux, c’est politique, ça vient de gens qui rêvent du retour du grand islam obscur des califats et qui rêvent de faire les croisades à l’envers ».

Enfin, Karim Tayeb se réjouit-il du succès et des critiques favorables obtenus par le film « Indigènes » ? Comment le comédien juge-t-il son jeune confrère Djamel Debouzze ? « Evidemment que je m’en réjouis ! Ce film soulève un problème important et permet de mettre ici sur la place publique des héros et des histoires héroïques pour toute une population qui en est dépourvue. Il permet aussi de nettoyer la mémoire collective française qui est en sommeil et aussi de nourrir la mémoire de plusieurs générations de populations qui n’en ont pas. Le travail du Théâtre de l’Autre s’inscrit d’ailleurs dans cette histoire, nous avons l’intention de mener un travail sur Abd El-Kader [le chef nationaliste algérien] et sur Abd El-Krim [symbole de l’indépendance marocaine]. J’espère que les prochains spectacles du Théâtre de l’Autre provoqueront le même débat et la même discussion qu’a créés Indigènes. Je doute cependant qu’ils susciteront la même réaction de la part du couple Chirac ! Quant à Djamel, j’ai envie de dire la chose suivante : je suis ici depuis 1968, j’ai fait du théâtre très tôt, à partir de 1973, mais on m’a toujours cantonné dans certains rôles. Il n’y avait pas le même espace qu’aujourd’hui, Djamel est le résultat d’une période très précise, il est arrivé à point nommé, n’oublions pas qu’il est sorti de l’improvisation. Son talent est d’avoir su faire son trou, de plus c’est un artiste engagé qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui est emblématique. Tant mieux. Il faut lui tirer son chapeau. »

Gérard ROUY

"Moha... le vent des sables", d’après "Moha le fou, Moha le sage" de Tahar Ben Jelloun, par le Théâtre de l’Autre, adapté, mis en scène et interprété par Karim Tayeb. Salle des fêtes de Lille-Fives, vendredi 6 octobre 20h.


Il y a 0 commentaire à cet article.
 
Connexion mot de passe oublié ?     Inscription

 
Voir l'agenda complet

Aujourd'hui
dans la région

jeudi 24 mai 2012









 
Voir l'agenda complet
 
 

Les journalistes publient...

S’installer à Lille... avec Gaëtane Deljurie
Virginie Carton : Des amours dérisoires
Un air de jours et d’écume...

Michel Butor de retour à Mons-en-Baroeul

Lire la suite...
 
 
 
 
 
 
Les Partenaires du Club
 
 

Les offres d'emplois

Journalistes

Communicants

 
 

Les derniers commentaires

S'installer à Lille... avec Gaëtane Deljurie (24 mai à 09h20)
Michel Butor de retour à Mons-en-Baroeul (18 mai à 09h08)
Haydée Sabéran (Libé) raconte les migrants de Calais (2 mai à 14h37)
France 3 Côte d'Opale : les salariés dénoncent la fermeture estivale (19 avril 2012) (19 avril à 21h15)
Radios locales : inquiétantes perturbations sur les ondes du réseau EPRA (12 avril à 08h21)
RTL m'a flingué ! (10 avril à 09h55)
FORUM - 20 ans après, ou presque, la chasse à l'homme a repris (21 mars à 14h46)
 
 

Les éditos

Un pillage médiatique en règle
Souffrance au travail : Journalistes fatigués, stressés et pas toujours respectés
Bienvenue au festival SCOOP Grand Lille !
Le photojournalisme s'accroche… pour témoigner avant tout
Le goût du terrain
NON ! Monsieur le ministre
 
 
Les archives
 
 

<p>NordNet vous propose ses offres de connexion internet pour les particulier et les entreprises et toutes les informations sur le Nord de la France</p>

<p>Le site de la communauté urbaine de Lille : Lille Métropole Communauté Urbaine (LMCU)</p>
<p>Le site Web du conseil général du Pas-de-Calais</p>
<p>Le site Web du conseil régional Nord - Pas de Calais</p>

Club de la presse Nord - Pas de Calais ; 17 rue de Courtrai 59000 Lille ; Contact