Le 7 juin, le Club de la presse proposait à ses adhérents, en collaboration avec la Fédération des radios associatives du Nord de la France (Franf), une journée d’initiation aux outils numériques de montage audio. Les participants ont ainsi pu passer en revue et s’initier, avec un spécialiste, aux différentes étapes, de la prise de son jusqu’au montage sur ordinateur.
Qu’il semble lointain le temps où tous les montages sonores se faisaient, une paire de ciseaux à la main, sur des bandes magnétiques. Pourtant, cette technique était la norme il y a encore 15 ans. Depuis, le numérique a tout révolutionné. Et par deux fois… La première était l’avènement du « minidisc » de Sony, à partir de 1992. Puis l’arrivée du format MP3 a rendu ce matériel obsolète.
Pour aider ses membres qui le souhaitaient à se familiariser avec les outils et logiciels adaptés à cette technologie, le Club de la presse a mis en place, avec la Fédération des radios associatives du Nord de la France (Franf), une demi-journée d’initiation gratuite. Elle a eu lieu le jeudi 7 juin, dans les locaux de Radio-Campus, à Villeneuve d’Ascq.
René Lavergne, président de la Franf (http://www.franf.fr) et membre partenaire du Club de la presse, a accueilli les trois participantes. Les raisons qui les ont poussées à s’inscrire à cette journée sont variées. Si l’une d’elles était là par curiosité et pour étoffer sa culture personnelle, la seconde aimerait pouvoir enregistrer les histoires narrées dans l’association de contes où elle est bénévole. La troisième gère un site internet et souhaiterait y proposer des sons. Ce petit nombre a permis de créer un climat intimiste entre le « professeur » et les « élèves ». Chacune a ainsi pu poser les questions qui lui tenaient à cœur.
La première partie de l’après-midi était consacrée au matériel de prise de son. Plusieurs points sont importants à vérifier lors de son acquisition : le format d’enregistrement (le MP3 étant un standard), le mode d’alimentation électrique (batterie ou piles), la possibilité d’y raccorder des micros, la taille de la mémoire, etc.
De l’importance de la sauvegarde
Le dictaphone numérique, pris en exemple par René Lavergne, a beau être un équipement grand public, il n’en est pas moins performant. Mais ces enregistreurs sont gourmands en énergie. D’où la recommandation d’avoir toujours un jeu de piles de secours à portée de la main. Autre conseil primordial : doubler les sauvegardes sur différents supports, par exemple un CD-Rom et un disque dur. « Ces technologies étant relativement récentes, précise-t-il, nous n’avons pas assez de recul pour dire que la qualité du son ne se dégradera pas au fil du temps. Contrairement à l’idée reçue, les CD et DVD s’altèrent après plusieurs années. »

Après quelques essais du matériel, les participantes ont pu s’initier au montage numérique grâce au logiciel libre (et gratuit) Audacity (téléchargeable sur le site http://audacity.sourceforge.net/). Cet éditeur audio libre est facile d’utilisation. « Il est beaucoup plus simple que les programmes professionnels qui, eux, nécessitent des stages de plusieurs jours avant de pouvoir s’en servir, explique René Lavergne. Mais Audacity est largement suffisant pour la majorité des opérations de montage audio. »
S. C.