Plus qu’un titre de tourisme, PAYSDUNORD Magazine s’attache à valoriser le territoire à travers ses paysages, son patrimoine et son art de vivre. Mais laissons Claire Decraene, sa rédactrice en chef s’expliquer : « auparavant, autour du dossier de couverture, nous nous attachions à développer une cohérence quasi totale de A à Z. Dorénavant, Nous y ajouterons deux grands chapitres : Vivre ici, un rendez-vous avec l’art de vivre du territoire, et Du côté de chez vous, les rendez-vous culture, loisirs et week-end, la partie plus touristique. Et puis, bien sûr, nous continuons, en l’accentuant, à valoriser le talent des photographes et celui de nos lecteurs. » Quand on l’interroge sur le peu de place accordé à l’événement Lille 3000, elle revendique le droit de livrer une info un peu décalée en ne parlant pas ou peu des événements que tous les autres titres évoquent très largement. Moins de cohérence absolue, donc, pour un contenu plus riche de diversité, des pages moins chargées, des photos mieux valorisées et un graphisme qui se veut plus moderne, plus jeune.
Des pigistes salariés et des experts locaux
Dès l’origine, ce journal s’est voulu proche de son lectorat, privilégiant l’immiscion du lecteur dans ses pages, lui demandant son avis pour un futur dossier, un futur reportage. Car l’équipe permanente est peu fournie. L’appel aux pigistes y est une tradition. Mais aussi des experts : historiens, enseignants, écrivains, grands chefs de la gastronomie régionale, etc. Le bimestriel d’abord très axé sur le tourisme quand celui-ci n’apparaissait pas comme allant de soi dans la région s’est réorienté vers l’explication d’un patrimoine, la mise en exergue d’un art de vivre depuis que l’activité touristique n’y fait plus débat car l’activité du secteur est devenue une évidence présente et future. Le territoire couvre les anciens Pays Bas Espagnols (ou bourguignons) auxquels on a adjoint la Picardie. « Mais on ne s’y interdit pas d’autres incursions comme dans le Kent anglais... ».
Le nouveau site, en complément du magazine papier

Si le magazine papier revendique son aspect « magazine de cartes postales avec de belles histoires et de belles photos », le nouveau site internet suit le cheminement des autres titres de presse qui s’adaptent à l’apparition de plus en plus prenante de l’information électronique. Avec un contenu qui ne reproduira pas le contenu papier. « Il s’agit pour nous d’offrir une information complémentaire de l’info papier, avec un contenu évolutif et une mise à jour quotidienne. Un site autorise aussi le recours à d’autres contenus tels l’audio et la vidéo. Cela nous permet aussi de dynamiser la politique des concours comme le choix de la prochaine photo de couverture. Pas d’argent à gagner mais la possibilité de tester, en compagnie de journalistes, une randonnée, une visite d’un site culturel, ou l’initiative d’un professionnel du tourisme... ». Son modèle économique n’est pas encore définitif.
Elargir la palette du lectorat
L’objectif de la nouvelle formule vise bien sûr à améliorer l’économie du titre. Contrairement aux amalgames rapides de lecteurs qui le confondraient à certaines publications départementales ou régionales, il s’agit bien d’un titre de presse indépendant et donc non subventionné. Le journal vit de la publicité, des abonnements et de la vente au numéro. Si les abonnements se situent entre 6 et 7 000, les ventes en kiosque se répartissent en 58% en Nord-Pas de Calais, 28% en Picardie, 9% en Belgique, et le reste depuis les autres départements (via les abonnements). Pour une diffusion qui se situent entre 16 et 20000 exemplaires. Un lectorat qui débute généralement vers les +35 ans et qui s’étend jusqu’à plus d’âge... Mais un lectorat que Claire Decraene aimerait rajeunir. D’où le clin d’oeil en direction des familles avec « Le coin des juniors ». Manière d’attirer les parents et les enfants à découvrir le patrimoine de façon plus ludique. D’autant que l’équipe l’a constaté : un nouveau lectorat arrive, accompagnant le succès du film de Dany Boon. Pour autant, le titre n’envisage pas de devenir mensuel mais veut proposer toujours plus de matière à mieux découvrir le territoire.

