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Une idée qui a fait son chemin
Philippe Allienne
Président du Club de la Presse Nord - Pas de Calais
Merci à l’École de nous accueillir et merci à Réseau-ESJ d’avoir co-organisé avec nous ce colloque.
Cette journée marque l’aboutissement d’un long stress. Les permanentes du Club de la Presse en savent quelque chose. L’équipe bénévole emmenée par Mathieu Hébert également. Monter une telle opération n’est pas facile, c’est le moins que l’on puisse dire. Mais il fallait le faire.
La logique de groupe qui s’applique aux journaux, le développement de l’Internet, la situation dans l’audiovisuel public... sont autant de remises en question de nos métiers et surtout de la manière de les pratiquer. Que signifie l’information de proximité, aujourd’hui ? Comment faut-il, comment peut-on la traiter ?
La précarité qui se développe dans les rédactions et dans le monde des pigistes, l’utilisation actuelle des correspondants locaux de presse, le recours, parfois abusif, aux stagiaires sont des préoccupations de plus en plus visibles. La précarité peut parfois devenir un moyen de gestion. La qualité de l’information ne peut alors qu’en pâtir.
Voilà, très résumées, quelles sont les questions que nous nous sommes posées en préparant ces rencontres. Il peut certes sembler curieux d’évoquer toutes ces problématiques et ces difficultés dans une école de journalisme. Mais d’abord, qui dit question n’induit pas forcément réponses négatives, nous le verrons au cours des travaux et des différentes contributions.
Ensuite, il nous a semblé utile de réfléchir autour de ces différents thèmes. Nous ne sommes pas vraiment les seuls. En début de semaine, le 1er juin, le Centre de droit de l’information et de la communication de l’université libre de Bruxelles organisait un colloque sur le statut du journaliste. Et demain, au Québec, nos consoeurs et confrères sont invités à réfléchir sur le développement du travail à la pige. C’est dire !
Alors bien sûr, pour cette première (en ce qui nous concerne), nous aurons sans doute commis quelques bévues, oublis et autres imperfections. Mais ce colloque a au moins le grand mérite d’exister.
En vous remerciant de votre présence et de votre participation, il me reste à vous souhaiter de bons travaux.
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