Venue présenter ses vœux au siège du Club de la presse, ce 24 janvier, la direction de la Caisse d’allocations familiales (CAF) du Nord a dressé un bilan de son activité en 2011 et présenté ses objectifs pour l’année à venir.
Daniel Forafo, directeur général, Lydie Librizzi, présidente du Conseil d’administration, accompagnés de Anne-Sophie Lecuyer et Serge Legendre, vice-présidents, Gisèle Decherf, directrice de cabinet, et Audrey Wartel-Mathon, directrice du réseau et des politiques ont tout d’abord évoqué les deux premiers mois de la CAF du Nord, née de la fusion des huit CAF. En effet, il était prévu de réduire le nombre des CAF à une seule par département à la fin de l’année 2011. Lydie Librizzi s’est voulue rassurante en affirmant que « le nom change mais pas les valeurs et les missions de la CAF ». Selon elle, cette dernière reste un service départemental avec une présence locale.
Une telle centralisation, voulue dans le cadre de la réduction des dépenses budgétaires de l’Etat, pouvait provoquer des licenciements ainsi que des conséquences néfastes pour les bénéficiaires. Cependant, la direction assure que la fusion n’a causé ni suppression d’emploi ni fermeture de site. Lydie Librizzi ne s’inquiète pas de la qualité du service dans la mesure où, selon elle, la centralisation permet de « mieux et plus distribuer ». Trois milliards d’euros ont été versés à 521 000 allocataires en 2011, soit 480 euros par famille en moyenne.
La CAF du Nord reste ambitieuse dans ses projets. En effet, elle va permettre à 5000 familles de partir en vacances cette année, soit 20% de bénéficiaires en plus. Le séjour peut être pris en charge jusqu’à 70% de son coût, une aide qui peut s’élever jusqu’à 1200 euros.
D’autre part, la CAF désire renforcer sa politique de lutte contre la fraude. Même si la confiance est accordée au premier abord, les contrôles sont nécessaires selon Lydie Librizzi ; 50 000 ont été effectués à domicile mais ils sont de plus en plus dématérialisés, notamment grâce à l’échange de fichiers automatisés avec Pôle Emploi, par exemple. « Ce n’est pas une lutte contre les minimas sociaux » a tenu à préciser Daniel Forafo, en réponse au Collectif de chômeurs et précaires de Lille qui s’était invité aux vœux et qu’il a promis de rencontrer.
Clémence HENDERYCKX