Parmi les journalistes récompensés cette année par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) figurent un rédacteur en chef iranien et une reporter russe. Les « Prix internationaux de la liberté de la presse » leur sont remis, ainsi qu’à deux autres professionnels, ce mardi 23 novembre à New York.
L’organisation américaine a notamment récompensé Mohammad Davari, rédacteur en chef du site d’information iranien Saham News. Le journaliste a été condamné à cinq ans de prison après avoir dénoncé des abus, notamment des viols et des cas de torture, commis au centre de détention de Kahrizak, fermé depuis.
Il a aussi distingué Nadira Isayeva, rédactrice en chef de l’hebdomadaire Chernovik dans la province du Daguestan. Cette dernière a dû « affronter le courroux des forces de l’ordre de la région », pour ses articles dénonçant la corruption et la violence dans le nord du Caucase, souligne le CPJ.
Le Comité a aussi distingué le journaliste éthiopien, Dawit Kebede, qui a lancé en 2008 un journal indépendant, Awramba Times, et un Vénézuélien, Laureano Marquez, auteur et humoriste. « Le journalisme peut être une profession mortelle, et pas seulement dans les zones de conflit », a souligné le CPJ dans un communiqué. Les quatre lauréats « ont risqué leur liberté et leur sécurité pour rendre compte de la vérité telle qu’ils l’ont vue dans leur pays », résume le CPJ.
Sources : AFP, Committee to Protect Journalists (CPJ)